MERKWAARDIG INTERVIEW MET ASSAD IN PARIS MATCH

Assad: “Amerikaanse bombardementen boven Syrië zijn niet ernstig.” 

Op 28 november 2014, in een interview met het Franse weekblad Paris Match, noemt de Syrische president Bashar al-Assad de Amerikaanse bombardementen boven Syrië een lachertje. Hij verwijt de coalitie van Obama zonder enige militaire strategie te werken en ontkent dat er ook maar de minste samenwerking met de Amerikanen zou zijn die zijn land bombarderen zonder het geringste mandaat van de Veiligheidsraad. Dat de Verenigde Staten, tegen wil en dank, een tactische bondgenoot zouden zijn van Syrië in hun strijd tegen de Islamitische Staat, ontkent hij. Hoe zou Amerika een tactische bondgenoot kunnen zijn als er zonder enige strategie wordt tewerk gegaan, aldus Assad. Twee maanden Amerikaanse bombardementen op Daesh – Assad vertikt het om over het kalifaat te spreken – hebben niets opgelost, ook al omdat ze het terrein niet echt kennen en lukraak en ongepland bombardementen uitvoeren. Die bombardementen noemt Assad een laagje vernis, hierbij allicht alluderend op het mislukte bombardement van 8 november op de bunker in Al Qa’im waar de top van IS zich schuilhield, en waar Abu Bakr al-Baghdadi zonder grote averij wist weg te komen. Ook wijst hij er op dat zijn eigen troepen de laatste maanden meer bombardementen op Daesh hebben uitgevoerd, en veel beter gepland, dan de coalitie. Voorts stoort het hem dat Turkije wapens kan blijven leveren aan IS zonder dat de Amerikanen ingrijpen.

Vous avez utilisé le mot “tactique”, et c’est là un point important. Vous savez bien qu’une tactique n’a aucun sens sans une stratégie. Car elle seule n’arrivera pas à venir à bout du terrorisme. Il s’agit d’une intervention illégale, d’abord parce qu’elle n’a pas reçu l’approbation du Conseil de sécurité, ensuite parce qu’elle n’a pas tenu compte de la souveraineté d’un Etat, qui est la Syrie. La réponse est oui. C’est une intervention illégale et donc une violation de la souveraineté nationale. (…) Il n’y a pas de coordination directe. Nous attaquons le terrorisme là où il se trouve, sans prendre en considération ce que font les Etats-Unis ou la coalition. Vous seriez sans doute surpris -d’apprendre que le nombre quotidien de sorties de l’aviation syrienne pour frapper les terroristes est supérieur à celui de la coalition. Donc, d’abord, il n’y a pas de coordination. Ensuite, les frappes de la coalition ne sont que cosmétiques.  (…) On ne peut pas mettre fin au terrorisme par des frappes aériennes. Des forces terrestres qui connaissent la géographie et agissent en même temps sont indispensables. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas eu de résultats réels après deux mois de campagnes menées par la coalition. Ce n’est donc pas vrai que les frappes de la coalition nous aident. Elles nous auraient certainement aidés si elles étaient sérieuses et efficaces. C’est nous qui menons les combats terrestres contre Daech et nous n’avons constaté aucun changement, surtout que la Turquie apporte toujours un soutien direct dans ces régions.

Wat Assad zwaar op de maag ligt is dat Obama in zijn strijd tegen IS samenwerkt met landen die de terreurgroep eerst maandenlang hebben gefinancierd en bewapend zonder dat er werd ingegrepen. Landen als Turkije, Qatar en de Golfstaten hebben moslimextremisten financieel logistiek gesteund toen in Syrië de Arabische Lente overwaaide waardoor de situatie snel uit de hand liep. En dat Assad zijn eigen burgers zou bombarderen ontkent hij natuurlijk: hij bombardeert enkel … terroristen (sic).

Nous avons donc, dès cette époque, fait face au terrorisme. Il y avait des manifestations, certes, mais pas en grand nombre. Notre seul choix était de défendre le peuple contre les terroristes. Il n’y en avait pas d’autres. Nous ne pouvons pas dire que nous le regrettons, puisque nous luttions uniquement contre le terrorisme. Cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas eu d’erreurs commises dans la pratique. Il y a toujours des erreurs. Parlons aussi franchement: si le Qatar navait pas financé dès le début ces terroristes, si la Turquie ne leur avait pas apporté un soutien logistique et l’Occident un soutien politique, les choses auraient été différentes. (…) Lorsqu’un terroriste vous attaque, croyez-vous que vous pouvez vous défendre par le dialogue? Larmée a eu recours aux armes lorsque lautre partie en a fait usage. Notre but ne saurait être de frapper les civils. Comment peut-on résister pendant près de quatre ans en tuant des civils, c’est-à-dire son propre peuple, et en même temps combattre les terroristes et les pays hostiles qui les soutiennent, à savoir ceux du Golfe, la Turquie et l’Occident? Si nous ne défendions pas notre peuple, nous serions incapables de résister. Par conséquent, il nest pas logique de dire que nous bombardons les civils.

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